L’affaire du syndic Urbania

Urbania, troisième syndic de France avec près de 480 000 logements en gestion, a été au centre d’un scandale financier rendu public en 2009.

 

« L’affaire Urbania » trouve son origine dans la gestion des fonds des copropriétés en gestion.

En effet, les copropriétés ne bénéficiant pas de compte bancaire séparé voient leurs fonds versés sur un compte « mandant » au nom du syndic. Pour les acteurs majeurs du secteur, dont fait partie Urbania, ces fonds représentent plusieurs centaines de millions d’euros de trésorerie disponible tout au long de l’année.

 

Les banques acceptent alors de mettre en place des comptes « reflets » au nom du syndic, provisionnés à hauteur des montants disponibles sur le compte mandant.

Ces comptes reflets ne sont pas soumis à l’interdiction de placement des fonds imposée par la loi Hoguet et peuvent donc générer des intérêts pour le syndic.

Cette pratique très courante permet donc aux syndics de générer des revenus financiers importants, pouvant représenter jusqu’à 40% des honoraires de gestion.

 

La forte diminution des fonds disponibles sur le compte mandant enregistrée en 2009 obligea Urbania à combler la différence entre les comptes reflet et mandant afin d’équilibrer la position.

Les comptes reflets n’ayant pas servi qu’à la génération de revenus financiers mais également au financement d’opérations de croissance externe et de rachat d’actions, Urbania se trouva dans l’incapacité de régler 40 millions d’euros à ses banques.

 

Urbania a été racheté fin 2010 par le fonds d’investissement Investors in Private Equity (IPE).

 

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